Karel De Gucht a-t-il lu Hegel, même en reader digest… ?

Dans La Phénoménologie de l'Esprit, Hegel, dont on ne peut pas dire qu'il aimait beaucoup l'Afrique, définit l'esclave comme suit : il est l'être qui, transformant la Nature, accède immédiatement à l'objet dans son côté passif et actif. Le maître, selon le philosophe, ne travaillant pas mais faisant réaliser, vit immédiatement dans la jouissance de l'objet consommable. Aussi, à terme, l'esclave, travaillant à transformer le monde humain, se transforme lui-même (faire et en faisant se faire) et revendique son autonomie au monde naturel dans sa transformation humaine du monde, tandis que le maître devient étranger à son monde, puisque celui-ci est médiatisé en permanence par l'esclave. L'esclave devient donc le vrai maître, puisqu'il est le produit de son travail et qu'à tout moment il peut renverser le rapport de domination... Dans cette fameuse dialectique du maître et de l'esclave, qui est le maître, qui est l'esclave? Et de qui ? Belges, Congolais, Chinois...? Wallons, Flamands, Indigènes...? Européens, Américains, Africains, Asiatiques...? Et pourquoi ?

1 commentaire:

Mohammed Saïd a dit…

Visiblement, il ne l'a pas lu et les autres non plus d'ailleur.

Ca va peut être t'inspirer un autre article

http://www.alterinfo.net/Droits-de-l-homme-massacres_a19274.html