Sihem Habchi et le syndrome de Tarzan

« Dans toutes société, dans toute collectivité, existe, doit exister un canal, une porte de sortie par où les énergies accumulées sous forme d’agressivité, puissent être libérées. C’est ce à quoi tendent les jeux dans les Institutions d’enfants, les psychodrames dans toutes les cures collectives et, d’une façon plus générale, les hebdomadaires illustrés pour les jeunes, - chaque type de société exigeant naturellement une forme de catharsis déterminée. Les histoires de Tarzan, d’explorateur de douze ans, de Mickey, et tous les journaux illustrés, tendent à un véritable défoulement d’agressivité collective. Ce sont des journaux écrits par des Blancs, destinés à de petits Blancs. Or le drame se situe ici. Aux Antilles, et nous avons tout lieux de penser que la situation est analogue dans toutes les autres colonies, ce sont ces mêmes illustrés qui sont dévorés par les jeunes indigènes. Et le Loup, le Diable, le Sauvage sont toujours représentés par un nègre ou un Indien, et comme il y a toujours identification avec le vainqueur, le petit nègre se fait explorateur, aventurier, missionnaire "qui risque d’être mangé par les méchants nègres" aussi facilement que le petit Blanc…. » (Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs)

3 commentaires:

Anonyme a dit…

à vomir, c'est tout !

A a dit…

Les vendus de npns ont marqué pas mal de points je pense que leurs "maîtres" socialistes ou de droite, ne l'oublieront pas plus tard (cf malek bouti et ceux de sos racism)

@++

ledaron a dit…

Sihem Habchi tout comme ceux qui pensent comme leurs maitres sont décris admirablement par Alexis de Tocqueville qui,en son temps, formula une pensée toujours valable aujourd'hui :

"Le nègre fait mille efforts inutiles pour s'introduire dans une société qui le repousse,il se plie aux goûts de ses oppresseurs,adopte leurs opinions et aspire en les imitant à se confondre avec eux."