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Au 350 variétés de fromages, et aux pinards millésimes, qui font la fierté de la France, il faudra rajouter aussi sa police couperosée au patrimoine. Une police, pas si policée que le voudrait la bienséance, et dont les dérapages, de ses bourres bourrés, ne sont pas le fait du verglas, mais plutôt de l’abus d’« anti-gel » hors saison. Depuis que le ruffian s’est fait has been et la malle, au point de devenir aujourd’hui un fossile rare, une nostalgie. La chasse a changé de camp et de terrain et le gibier avec. Des caïds du grand banditisme de Papa, on est passé au sauvageon coloré à capuche des cités poulaillers de non droit, il faut que jeunesse se fasse. Aux commissariats, les Keufs s’ennuient, et leur « blues» se mesure à leur degré d’ alcoolémie, comme ils n’ont pas de guitares pour l’exprimer, ils improvisent parfois, en prenant les clients noirs en garde à vue pour des djembés. La maison poulaga, n’étant pas celle d’Achille Zavatta où l’on se marre, il leur arrive, de faire des sorties chargés, pour aller se décharger sur le premier pante, et se payer une bonne tranche de rigolade, quand ce n’est pas sa tronche patibulaire non conforme aux normes « Schengen ». Pour illustrer, l’histoire de ces deux keufs cow-boys, complètement à l’ouest, et ourdé à zéro, du côté de la rue du Faubourg St-Denis (X ème), blessant des jeunes, pour se la raconter, à coups de flingue. Ce n’est pas comme ça qu’on impose l’ordre, la paix civile et le respect, en soumettant d’un ton cassant le citoyen d’un « Qui c’est le boss, ici ? » qui n’admet surtout pas la réplique. C’est devenu une tradition culturelle, tant les dérapages sont légions, s’il faut ajouter à cela le lâcher de légionnaires, de paras ratonneurs et autres étoffes de héros, d’Irak et d’Afghanistan, pyromanes de mosquées et entrepreneurs satanistes en démolition de stèles funéraires, tous cultes religieux confondus, c’est qu’on n’a pas fini de se marrer. Mais le vrai malaise, n’étant pas la police, même si le trait a été un tant soit peu forcé, mais certains de ses éléments incontrôlés ou infiltrés, et autres ripoux qui confondent leur propre autorité à imposer, avec celle de l’institution qu’ils défendent, d’où les exactions, les dérives, les provocations et les dérapages fréquents, envers une certaine catégorie de population et de citoyens, qui ne favorisent pas le grand amour, ni la paix sociale envers ce grand corps malade qu'est la Police.

Mohamed Marhoum




1 commentaire:

Bozo a dit…

Ce n'est pas vrai, le policier a bien dit "nous, les blancs", le vilain raciste anti-blanc ! L'islamo-gauchisme sévit jusque dans nos commissariats, c'est inquiétant...