Lumineuse nuit !

Ce fut une nuit magnifique, la lune en croissant nous faisait des sourires, nous nous rendîmes à la salle Janson de l'ULB, où nous écoutâmes, une brillante leçon de libre pensée, de cette pensée qui sait penser contre elle-même, au discours de la méthode irréprochable, donnée par le « genevois admirable », rhétoricien hors pairs, qui se permit même le luxe de pardonner au recteur de l’ULB ses égarements laïcistes, car dieu, comme le grand Architecte, est grand et miséricordieux nous dit-on. Bon joueur ce dernier applaudit le grand esprit, au grand dam de ses subordonnés… Par cette brillante synthèse faite d’Epistémologie, d’Histoire des idées, d’Anthropologie et - ô sacrilège !- de Théologie islamique entre autres, la Raison rentrait enfin au bercail, et Ramadan à l’ULB, car Ulysse s’en revient toujours à Ithaque…Tandis que la belle langue arabe, en ses sonorités magnifiques, celle d’Abu Nuwas et d’Amrolkaïs, raisonnait au cœur de l’Alma Mater, le verbe incantatoire fut incarné par un Antar tunisien, nommé Youssef Seddik, brillant herméneute et fin étymologiste du Coran. Athée de surcroît, mais non pas un athée puéril, puisqu’il n’oublia pas que pour Schopenhauer, « l'homme est une animal métaphysique ». Il nous entretint savamment du « mythe de la frontière » (houdoud), dans sa version arabe, qui traverse de part en part le livre sacré de plus d’un milliard d’êtres humains à travers le monde…Nous assistâmes à notre grand regret, car nous n’aimons pas plus le pathétique que le médiocre, au naufrage de Malek Chebel, perdu dans un délire narcissico-paranoïaque, dont même Freud n’eut pu l’extraire… La baudruche médiatique nous promettait les lumières, elle n’avait pas même un échantillon sur elle... Tel un flan, la brosse à reluire islamique du PAF s’effondra à même le sol, la raison raisonnante en bandoulière… Enfin les adeptes du « choc des civilisations », les laïcistes dont l'impudence et l'ignorance crasse aiment à s'afficher avec morgue et aplomb, qui venaient pour la curée, en prirent définitivement pour leur grade, car pour eux ce fut l’humiliation définitive et sans appel, celle du « réel » ! Mis à part Nadia Geerts qui flairant la Naqba et la dérouillée laïcarde prochaine préféra se cloitrer dans son chenil... Car l’Alma Mater dans sa grande sagesse se mariait pour le mieux avec les saveurs d’une raison enfin décentrée et empathique, l’Alma Mater aimait la lucem divinam chère à Spinoza. Ce fut une nuit magnifique…


2 commentaires:

Samira a dit…

Géant...

Je peux t'emprunter ce post?

J'essaie de récolter tous les comptes-rendus...

Anonyme a dit…

oui bien sûr

Bob