Identité française, féérie pour une autre fois...

«L’identité française » conçue comme éternelle est une mythologie, un pur délire névrotique. L’identité française est une construction historique, elle ne relève d’aucune nature ou essence particulière. Elle est complexe et en devenir, elle ne forme pas un tout et elle n’a d’ailleurs cessez de muter par « hybridations » successives, il n’est rien de plus opportuniste qu’une identité, elle a été tour à tour : païenne, romaine, chrétienne, jacobine, laïque… et aujourd’hui le caractère anglo-saxon semble dominer. Et tous ces chevaliers brayards de chez Disney, ces identitaires en bubble gum ne sont que des « américains de synthèse », des sujets de l'Empire qui s’ignorent, dont on a que faire du consentement tant il est acquis ... Si ces cocus postnationaux, ces guignols transhistoriques, ces ahuris de toujours rêvent d' ascendance qui remonterait au temps des croisades, ils ne sont en fait que « métèques », à deux générations près, et par leur père et par leur mère, comme tous bons français qui se respectent... Et quand bien même, leur filiation serait ancienne, ils ne serait que des lointains descendants de pauvres gueux, de serfs corvéables à souhait ni ne dormant leur saoul, ni ne mangeant à leur faim, subissant, de leur seigneur et maître, toutes les humiliations et les avanies... Cette identité française-là n'est bien évidemment que facétie pour les égarés de cette postmodernité-ci ! Et diable, qu’ils sont nombreux…Pour ce qui est de la langue, le Français classique était à l'origine la langue de l'Ile de France (le françois), petite entité régionale dont le Roi de France avait une maîtrise toute relative, celui-ci a longtemps été un féodal parmi d’autres, cette langue sera exportée vers la fin du XVIe siècle sur l'ensemble du territoire par la guerre, par le fer et le sang. « Même la Lorraine en 1766 n'est pas contente de devenir française. Et que dire alors des pays de la France méridionale : ils ont été amenés dans le giron français par la force et ensuite par l'habitude. » (Braudel). Ce pli de l'habitude se fit tant par l'interdiction de parler d'autres langues, soit une trentaine de parlers locaux (le gascon, le lorrains, le bourguignons, le poitevins, le flamand, le breton, le basque…) que par le codage de celle-ci (orthographe, grammaire etc.) qui se fit tout au long des siècles suivants. Le centralisme jacobin ne fut que le parachèvement de ce processus-là. S’il est une permanence de l’histoire de France, un trait saillant, c’est « l'inadéquation de la France à la vie économique du monde», c'est pourtant là qu'elle veut exceller la bougresse, que les nouveaux Guizot et leur Empereur « bling bling » calment leur ardeur, car l'issue funeste est évidente.... Le seul point fort dont elle put se prévaloir, le rayonnement culturel, elle le dilapide tous les jours un peu plus, car Enrico Macias et Johnny, cela fait un peu léger comme douaire civilisationel. Si « il y a un triomphe permanent de la vie française, qui est un triomphe culturel, un rayonnement de civilisation », nous en voici quitte et pour de bon. Car qu’est ce que la France des hautes sphères aujourd’hui? C’est Finkielkraut plutôt que Bourdieu, Bruckner plutôt que Fanon, Ferry plutôt que Foucault et Gallo à la place de Vernant. Un effondrement généralisé donc. L'on a pu dire que c'est le « plébiscite de tous les jours » qui fait l'esprit de la nation, et bien ici, le supplément d'âme provient d'un village de schtroumpfs à la hargnosité vague qui mastiquent le chewing-gum et le ressentiment, et sont guidés par un schtroumpf en chef aussi vulgaire qu’hystérique qui les mène droit dans la bouche d’un genre de Gargamel lacanien… Féerie pour une autre fois !


6 commentaires:

Anonyme a dit…

La question de l’identité nationale introduite dans la campagne présidentielle 2007 par le candidat de l’UMP , Nicolas Sarkozy, suscite de vives critiques et polémiques dans un pays touché par une violente crise de repères et d’identité.

Cette question est dans la tradition politique française depuis le XIXème siècle avec les théories deJoseph-Arthur Gobineau, dit le comte de Gobineau, diplomate, écrivain et penseur français (Ville-d’Avray, 14 juillet 1816 - Turin, 13 octobre 1882).

Ensuite par le régime de Vichy entre 1940 et 1944 lorsque le pays est sous domination allemande après la défaite militaire de juin 1940.

Enfin plus proche de nous cette question réapparait sous le thème de la préférence nationale avec le front national de Jean Marie le Pen.

Pour moi je suis toujours surpris lorsque j’entends parler les différents acteurs politiques oeuvrant en France traiter de cette question de l’identité Nationale.

On est horrifié d’une part sur leurs méconnaissance du sujet et d’autres part de leurs instrumentalisation du sujet en proférant des contres vérités qu’ils savent inexactes à la masse.

La réalité Historique

Concernant l’identité nationale Française, ce pays tel que nous le connaissons aujourd’hui fut occupé de haute antiquité dans toute son étendue par une population de race Celtique : les gaulois, par la suite incapable de fédérer les tribus gauloise trop divisé, Vercingétorix chef de la tribu Averne des gaulois fut vaincu à Alésia en 52 av JC Christ en gaulle par le chef militaire Romain Jules César.

La défaite de Vercingétorix sonne le glas de la civilisation celtique gauloise, et le début de la Romanisation de la Gaulle.

C’est la terrible loi de l’histoire : le glaive précède la charrue.

De nombreuses villes romaine seront fondés en Gaulle qui devient pour les Romains une terre de peuplement, les gaulois décimés seront incorporés aux colons Romains pour fonder ce que les historiens appelleront plus tard la civilisation gallo Romaine (1.er métissage)

Cette Romanisation de la Gaulle sera plus forte dans le sud de l’actuelle France qu’au nord .

Suite à la chute de l’empire Romain en 476 de notre ère, une tribus germanique : les Francs emmené par leur chef Clovis déferlent en Gaulle romaine vers la fin du V eme siècles, et s’en empare. La domination des Francs est plus forte au nord qu’au sud (2ème métissage).

Le glaive précède la charrue.

Les Gallo Romain deviennent ensuite les esclaves de leur maître Francs.

Peut-être au cours d’une bataille importante contre les Alamans, la bataille de Tolbiac, Clovis promet de se convertir à la religion chrétienne catholique s’il est victorieux. Il tient parole et reçoit le baptême en 496 à Reims, avec 3000 guerriers. Par la suite, il tente d’inculquer les principes chrétiens à son peuple qui demeure largement païen.

Charlemagne un des rois francs les plus connus Il fut roi des Francs (768-814), devint par conquête roi des Lombards (774-814), et fut couronné empereur d’Occident par le pape le 25 décembre 800.

Pour administrer son vaste empire charlemagne établit ses généraux comme gouverneurs dans des districts de son royaume, contrôlés par des fonctionnaires royaux les missi dominici.

Au cours de L’histoire l’autorité royale se relâche et les gouverneurs des provinces s’affranchissant du pouvoir royal créer des petits royaume et seigneuries indépendantes, ainsi naît le féodalisme.

Les Chefs francs gouvernent une population Gallo romaine réduit à l’état de servage.

Sur les terres de leurs seigneurs Francs les Gallo Romains sont aliénés, ils travaillent toute leurs vies sur des domaines qui appartient au Seigneur ,qu’ils ne peuvent quitter sous peine de mort, et sont soumis à touts les caprices du seigneurs.

Cependant ils jouissent d’une maigre partie de leurs récoltes pour subsister.

L’immigration pour cause politique et de travail en France débute en France à la fin du XIX siècle, avec l’immigration Italienne essentiellement au sud de la France (immigration de travail).

Ensuite à la guerre d’Espagne qui se déroule de juillet 1936 à mars 1939 et s’achève par la défaite des républicains et l’établissement de la dictature de Francisco Franco, voit une intense immigration d’origine Espagnole arriver en France, sud de la France(Immigration politique) .

De 1956 à 1974 l’immigration portugaise devient le plus grand groupe d’immigrés en France, fuyant la dictature de Salazar.

L’immigration Africaine et Magrébine commencé après la seconde guerre mondiale se poursuit encore aujourd’hui (immigration de travail et politique).

Que peut on tirer de tout cela :

La France telle que nous la connaissons aujourd’hui a été deux fois une terre de colonisation violente par la conquête (Par les Romains et les francs), les autres immigrations de peuplement étaient de nature politique et économique.

La 1ère contre vérité véhiculer par les antis raciste de basse cuisine est de dire que la France à toujours été une terre d’immigration , une terre d’accueil , ce qui est évidemment faux,la France n’a eu cette vocation que tardivement.

2eme La France est un pays de civilisation Chrétienne et de race Blanche, ce sont des celtes qui ont été romanisé et germanisé, la France ne s’est mondialisé que tardivement et tous ceux qui diront le contraire sont de dangereux manipulateurs qui instrumentalisent le peuple.

La question de l’identité nationale est centrale et sous jacente aux problèmes de culture, civilisation, ethnique. Ce qui est certain c’est que cette question mérite d’être traité avec la plus grande circonspection et honnêteté intellectuelle.

Mais qui a intérêt à divulguer ces contres vérités ?

C’est une stratégie des mondialistes Sionistes de domination de la France.

Par quel tour de magie cela est possible ?

Les mondialistes sionistes ont compris que pour s’emparer d’un bien qui a un propriétaire, il faut d’abord en semant le doute et la confusion dans les esprits, prétendre que ce bien , n’appartient à personne.

En prenant l’exemple d’un bien abandonnée , et bien ce bien appartient au premier qui le trouve.

Les kémites n’ont aucun intérêt à se revendiquer du mondialisme. En effet nous savons qui nous sommes et ou se trouve notre patrie. Nous avons notre propre culture, civilisation , langue , histoire. Nous n’avons pas besoin d’agir par mimétisme et nous approprier le bien d’autrui.

c’est par la vérité que l’on parviendra au juste.


Socrate

Guy a dit…

Merci pour ce billet.

Peut-être connaissez-vous les écrits d'Ange-Séverin MALANDA ?

Si vous aviez une adresse de contact me premettant de luis écrire, j'en serais ravi.

guy at leboutte point eu

blaz a dit…

test

blaz a dit…

Voyons BOB, mais ou se commence la valse? Si le très libéral Mirabeau soutenait que la France "n'est qu'un agrégat inconstitué de peuples désunis", elle demeure, cependant et inexorablement, fille aînée de l'église. A ce titre, elle est une identité déterminée, déterminable.
Son objectivation se révèle dans les croisades et l'antisémitisme.A l'heure où les médias et ses anomalies républicaines qu'on nomme les nouveaux intellectuels font porter ce lourd quolibet au Moyen Orient et ces centrifugeuses, c'est à Debord que que vient le dernier mot: dans un monde complètement renversé, le faux est un moment du vrai.
Nous proposons donc une rupture épistémologique et l'analyse du déplacement de l'unité discursive "indigènes" que nous ne sommes pas.
Mon chèr Bob et si l'histoire était plus simple,une simple mascarade, une entourloupe de garagiste.
Les sociétés antiques ont leurs gladiateurs,l'époque féodal ses serfs, le colonialisme ses indigènes, les états postindustriels leurs immigrés. Cette visibilité dichotomique est tellement évidente que nous sommes bien obliger d'admettre la lutte des classes. Pourquoi serais-je un indigène? N'ai-je pas le choix de voter pour ma tribu dans ce pays, le droit de m'instruire, de séduire, de posséder, de capitaliser...
Non Bob,il faut rompre avec l'échec et sa réthorique phénoménologique, en tout premier plan avec son symptôme: l'identité de l'échec et le mépris de soi que tant de corps d'enfants d'immigrés portent et suffoquent.
Cette souffrance est physique, continu et incurable.
Il ne s'agit donc pas de boukémériser les exploiteurs,quand bien même leurs racines serait zizanie, s'agissant là, que d'une pâle copie des méthodes et grille d'analyse du Front National mais bien de s'autocritiquer.
En définitive Bob, il te faut bien admettre que si les bourgeois ont saisi une bonne chose, c'est que la liberté se prend certes, mais à l'intérieur de soi qui comme condition d'existence, demande d'échapper à soi.

Portes toi bien.

Anonyme a dit…

Ah je crois reconnaître ce gloubi boulga dont Casimir était si friand...

Nobo a dit…

Interview Noiriel:

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1257