Bagatelle pour un massacre

La ministre des Affaires étrangères israélienne Tzipi Livni, en paix avec elle-même, est invitée à la Commission européenne, ce mercredi 21 janvier à 19h00 afin d’obtenir de l’Europe un engagement sur la lutte contre la contrebande d’armes en direction de la bande de Gaza. Et surtout, afin d’obtenir l' assurance qu’aucune poursuite ne sera engagée contre des militaires israéliens pour crimes de guerre.

Après le blanc-seing, l'absolution de l'Europe ?

Nous devons protester contre les crimes de guerre perpétrés par Israël.

Venez nombreux au Rond-point Schuman.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Je viens de voir un extrait sur Al Jazeera, écoeurant. Schwarzenberger, pitoyable, lit péniblement un bout de papier où il dit la volonté de l'UE d'aider Israël à désarmer le Hamas. Ils ont tué 13 Israëliens. Israël a tué 1320 Palestiniens, et personne ne songe à les désarmer.

Anonyme a dit…

Ces messieurs de la marée chaussée ont embarqué tout qui avait une gueule d'Arabe ou les signes distinctifs d'un soutien au peuple palestinien, ainsi va la liberté d'expression dans "les démocraties avancées"... Comme c'est beau un commissariat, en hivers, la nuit !

Anonyme a dit…

Qui importe le conflit ?

Tzipi Livni, criminelle de guerre invitée à la Commission européenne / L’apartheid importée dans les rues de Bruxelles.

Mercredi soir, 19h, Bruxelles. Alors que nos dirigeants européens (re)passait les plats à Tzipi Livni, ministre des Affaires étrangères de l’état colonial israélien ; le bras armé de l’état belge, sous la direction du triste sieur Freddy Thielemans, bien connu pour la rafle de sans-papiers du 29 avril 2008, importait, une nouvelle fois, l’apartheid dans les rues de Bruxelles. Une station de métro fermée pour empêcher une manifestation pacifique. Les stations de métro voisines objets d’une surveillance accrue et, malheureusement, un groupe de population victime d’une politique d’apartheid. Tous qui ressemblait à "de l’arabe" était sciemment ciblé. La police proposait deux solutions à ces personnes : Rebrousser chemin ou être victime d’un contrôle d’identité au faciès et/ou d’une arrestation.

De nombreux témoignages accréditent ces faits sans doute possible. Un parmi d'autres :

Zoé Genot, député fédérale ECOLO : "Les personnes d'origine maghrébine étaient invitées à regagner le métro. Et à celles qui refusaient, la police réclamait leur carte d'identité. Les Belges comme moi, eux, pouvaient passer normalement, sans devoir justifier où ils se rendaient".

Tout ces faits et bien d’autres, démontrent une fois de plus la duplicité et le double langage des autorités. En Belgique, ce mercredi, on invite une criminelle de guerre à se pavaner dans des palaces de technocrates même pas élus mais on interdit à des pacifistes de manifester pour l’application du droit international. En Belgique, des partis manifestent « en soutien du peuple palestinien », mais accordent des licences d’exportation d’armes vers Israël pour armer Tsahal, l’armée coloniale.

Qui importe le conflit ?
Les dizaines de milliers de manifestants qui demander l’arrêt des massacres et le respect du droit international ?

Qui importe le conflit ?
La Commission européenne qui déroule un tapis rouge-sang à la criminelle de guerre, Tzipi Livni ?

Qui importe le conflit ?
L’Europe qui, via Sarkozy, accorde un statut de quasi-membres à l’état colonial israélien ?

Qui importe le conflit ?
La Belgique qui est le 5ème exportateurs d’armes européen vers Israël ?


Qui importe le conflit ?
La police de Thielemans qui importe une politique d’apartheid dans les rues de Bruxelles?

Le conflit est déjà importé depuis longtemps, et par nos élites. Il n’est pas à nos portes, il est en chacun de nous en ce qu’il nous rappelle au centuple, l’insupportable de nos sociétés. La Belgique, l’Europe, le capitalisme occidental sont des acteurs centraux de ce conflit. Le capitalisme occidental est , in fine, le créateur et le responsable de la situation actuelle.

Actuellement, ce conflit oppose en Belgique, la puissance publique belge et européenne, et ses relais au service d’Israël, à une grande partie de la population qui dit catégoriquement NON.

Non aux massacres
Non à la colonisation
Non à la collaboration
Non à l’apartheid