
« Les électeurs qui soutiennent l'extrême droite en Europe ne peuvent plus être minimisés et considérés comme marginaux. La plus grande région du monde démocratique, l’Europe, est devenue aujourd'hui le terreau où naissent les politiques d'extrême droite. Les totaux des dernières élections sont de 11,9 pour cent en France (Front national),8,3 pour cent en Italie (Ligue du Nord), 15,5 pour cent aux Pays-Bas (Geert Wilders et son Parti de la Liberté), 28,9 pour cent en Suisse (UDC), 16,7 pour cent en Hongrie (Jobbik) et 22,9 pour cent en Norvège (Parti du progrès). Il y a aussi des partis d’extrême droite important en Belgique, en Lettonie, en Slovaquie et en Slovénie. Les résultats de ces partis ont soit explosé depuis 2000, soit ces partis n'existaient pas il y a dix ans. Ce basculement des sièges de parlementaires à l’extrême droite représente le plus grand bouleversement politique qu'est connu l'Europe depuis la disparition du communisme. L’augmentation pour la plupart de ces partis est comprise entre 5 et 15 pour cent depuis le début du siècle… » (*)
Le Roi des cons
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9/29/2010
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Libellés : EMPIRE
Les Laurel et Hardy du sionisme bruxellois vous présentent....
Les Laurel et Hardy du sionisme bruxellois, j’ai nommé respectivement Joel Kotek et Viviane Teitelbaum (nous ne nous intéresserons pas ici aux sous-traitants et autres petites mains), renouvelant le genre burlesque dans la sphère politique, vous présentent leur numéro prestigieux : Le Propaganda-bidouille-staffel, dans lequel ils font plus fort que le « Palestinewood » de maître Goldnagel et de ses amis du CRIF, voyez vous mêmes :
Tandis qu’un jeune bruxellois plein de talent (et indigène de surcroît) leur donne une leçon magistrale de probité intellectuelle, goûtez moi ça :
Peut-on parler de tout?
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9/27/2010
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Libellés : MANIERES DE FAIRE
Le « j'accuse ! » de Souhail Chichah

Il y eut Pierre Bourdieu, Edgar Morin, Pascal Boniface, Norman Finkielstein, Eric Hazan, Daniel Mermet, Rony Brauman, Charles Enderlin, Pierre Péan, Danièle Sallenave, Sami Naïr, Eyal Sivan... (la liste n'est pas exhaustive et excusez-moi du peu!), qui subirent l'accusation ignominieuse d’antisémitisme, l’opprobre des opprobres des temps présents. Et bien, aujourd’hui, dans le « plat pays », il y a Souhail Chichah, chercheur à l'ULB. C’est à son tour de subir le « calomniez, diffamez, salissez il en restera toujours quelque chose. » ; l'arme des lâches dénués de tous scrupules*. Doit-il se féliciter d’être associé à de telles personnalités ? Doit-il avoir honte de l’abjection que recouvre le terme ? Doit-il l’assumer sachant que ce n’est qu’un épiphénomène, celui de l’hystérie délirante et combien habituelle des ultras d’Israël ? Je ne sais pas! Mais ce qui est sûr c’est que « le chantage à l’antisémitisme » est le sionisme des imbéciles ! En est-il d'autre? :
* « Lorsque Sharon est venu en France, je lui ai dit qu’il doit absolument mettre en place un ministère de la Propagande, comme Goebbels. » (Roger Cukierman, ancien Président du CRIF)
J'accuse !
J'accuse les principales organisations dites "communautaires juives" de Belgique que sont le CCOJB, le CCLJ et l'UEJB de terrorisme intellectuel au service de la propagande sioniste. Par ailleurs, en amalgamant solidarité (légitime!) avec les Juifs et solidarité avec un Etat raciste, ségrégationniste et colonial, elles portent une écrasante responsabilité morale dans la confusion qui conduit certains à confondre antisionisme et antisémitisme.
Souhail Chichah
Chercheur à l'Université Libre de Bruxelles
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9/24/2010
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Joel Kotek, tel qu'en lui-même
« J’ai suivi un plan original, ayant imaginé une méthode nouvelle d’écrire l’histoire et choisi une voie qui surprendra le lecteur, une marche et un système tout à fait à moi. » (Ibn Khaldoun)
Voici une petite bibliographie raisonnée de Joel Kotek, « historien »* universaliste, laïc, quelque peu obsessionnel et dont l'objectivité scientifique est morte à Auschwitz. Dans le « champ historique » belge, certains le surnomment « l’Hérodote du cirque Zavatta », d'autres l'attifent du doux sobriquet de «Thucydide des Marolles », d'autres enfin le caractérisent comme un «Tite-Live de la Rue Neuve ». Malheureusement ni la critique externe, interne, de provenance ou de portée ne pourront les départager :
- Le siècle des camps : détention, concentration, extermination : cent ans de mal radical, avec Pierre Rigoulot, Paris, JC Lattès, 2000.
- Au nom de l'antisionisme : l'image des juifs et d'Israël dans la caricature depuis la seconde Intifada, avec Dan Kotek, avant-propos de Plantu, Bruxelles, Éd. Complexe, 2003.
- La Belgique et ses Juifs : de l'antijudaïsme comme code culturel, à l'antisonisme comme religion civique, Etudes du CRIF, 2004.
- La carte postale antisémite : de l'affaire Dreyfus à la Shoah, avec Gérard Silvain, Paris, Berg, 2005.
- (en) Cartoons and extremism: Israel and the Jews in Contemporary Arab and Western Cartoons, Vallentine Mitchell, London, 2008.
- Enseigner la Shoah au collège et au lycée, CDJC, Paris, 2009, avec Iannis Roder
-Dictionnaire de la Shoah, Larousse, Paris, 2009. Ouvrage collectif avec Georges Bensoussan, Edouard Husson et Jean-Marc Dreyfus, co-auteurs.
- Atlas de la Shoah, éd. de l'Aube, 1992, avec Martin Gilbert.
Mais qu’allait-il donc faire, notre Jojo l'historien, dans un débat qui traite de la « liberté d’expression » ? Orienter le débat ? Ou s'y faire ridiculiser ?
* Lorsqu'il obtint son diplôme « d'historien», Fernand Braudel, nous dit-on, fit un triple saltos arrière dans son caveau funéraire! Tandis que Clio, toute immortelle qu'elle soit, a pensé très sérieusement au suicide...
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9/22/2010
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Le racisme populaire n'est qu'un mythe

Je voudrais proposer quelques réflexions autour de la notion de « racisme d'Etat » mise à l'ordre du jour de notre réunion. Ces réflexions s'opposent à une interprétation très répandue des mesures récemment prises par notre gouvernement, depuis la loi sur le voile jusqu'aux expulsions de roms. Cette interprétation y voit une attitude opportuniste visant à exploiter les thèmes racistes et xénophobes à des fins électoralistes. Cette prétendue critique reconduit ainsi la présupposition qui fait du racisme une passion populaire, la réaction apeurée et irrationnelle de couches rétrogrades de la population, incapables de s'adapter au nouveau monde mobile et cosmopolite. L'Etat est accusé de manquer à son principe en se montrant complaisant à l'égard de ces populations. Mais il est par là conforté dans sa position de représentant de la rationalité face à l'irrationalité populaire.
Or cette disposition du jeu, adoptée par la critique «de gauche», est exactement la même au nom de laquelle la droite a mis en œuvre depuis une vingtaine d'années un certain nombre de lois et de décrets racistes. Toutes ces mesures ont été prises au nom de la même argumentation: il y a des problèmes de délinquances et nuisances diverses causés par les immigrés et les clandestins qui risquent de déclencher du racisme si on n'y met pas bon ordre. Il faut donc soumettre ces délinquances et nuisances à l'universalité de la loi pour qu'elles ne créent pas des troubles racistes.
C'est un jeu qui se joue, à gauche comme à droite, depuis les lois Pasqua-Méhaignerie de 1993. Il consiste à opposer aux passions populaires la logique universaliste de l'Etat rationnel, c'est-à-dire à donner aux politiques racistes d'Etat un brevet d'antiracisme. Il serait temps de prendre l'argument à l'envers et de marquer la solidarité entre la «rationalité» étatique qui commande ces mesures et cet autre –cet adversaire complice– commode qu'elle se donne comme repoussoir, la passion populaire. En fait, ce n'est pas le gouvernement qui agit sous la pression du racisme populaire et en réaction aux passions dites populistes de l'extrême-droite. C'est la raison d'Etat qui entretient cet autre à qui il confie la gestion imaginaire de sa législation réelle.
J'avais proposé, il y a une quinzaine d'années, le terme de racisme froid pour désigner ce processus. Le racisme auquel nous avons aujourd'hui affaire est un racisme à froid, une construction intellectuelle. C'est d'abord une création de l'Etat. On a discuté ici sur les rapports entre Etat de droit et Etat policier. Mais c'est la nature même de l'Etat que d'être un Etat policier, une institution qui fixe et contrôle les identités, les places et les déplacements, une institution en lutte permanente contre tout excédent au décompte des identités qu'il opère, c'est-à-dire aussi contre cet excès sur les logiques identitaires que constitue l'action des sujets politiques. Ce travail est rendu plus insistant par l'ordre économique mondial. Nos Etats sont de moins en moins capables de contrecarrer les effets destructeurs de la libre circulation des capitaux pour les communautés dont ils ont la charge. Ils en sont d'autant moins capables qu'ils n'en ont aucunement le désir. Ils se rabattent alors sur ce qui est en leur pouvoir, la circulation des personnes. Ils prennent comme objet spécifique le contrôle de cette autre circulation et comme objectif la sécurité des nationaux menacés par ces migrants, c'est-à-dire plus précisément la production et la gestion du sentiment d'insécurité. C'est ce travail qui devient de plus en plus leur raison d'être et le moyen de leur légitimation.
De là un usage de la loi qui remplit deux fonctions essentielles : une fonction idéologique qui est de donner constamment figure au sujet qui menace la sécurité; et une fonction pratique qui est de réaménager continuellement la frontière entre le dedans et le dehors, de créer constamment des identités flottantes, susceptibles de faire tomber dehors ceux qui étaient dedans. Légiférer sur l'immigration, cela a d'abord voulu dire créer une catégorie de sous-Français, faire tomber dans la catégorie flottante d'immigrés des gens qui étaient nés sur sol français de parents nés français. Légiférer sur l'immigration clandestine, cela a voulu dire faire tomber dans la catégorie des clandestins des «immigrés»légaux. C'est encore la même logique qui a commandé l'usage récent de la notion de «Français d'origine étrangère». Et c'est cette même logique qui vise aujourd'hui les roms, en créant, contre le principe même de libre circulation dans l'espace européen, une catégorie d'Européens qui ne sont pas vraiment Européens, de même qu'il y a des Français qui ne sont pas vraiment Français. Pour créer ces identités en suspens l'Etat ne s'embarrasse pas de contradictions comme on l'a vu par ses mesures concernant les «immigrés». D'un côté, il crée des lois discriminatoires et des formes de stigmatisation fondées sur l'idée de l'universalité citoyenne et de l'égalité devant la loi. Sont alors sanctionnés et/ou stigmatisés ceux dont les pratiques s'opposent à l'égalité et à l'universalité citoyenne. Mais d'un autre côté, il crée au sein de cette citoyenneté semblable pour tous des discriminations comme celle qui distingue les Français «d'origine étrangère». Donc d'un côté tous les Français sont pareils et gare à ceux qui ne le sont pas, de l'autre tous ne sont pas pareils et gare à ceux qui l'oublient !
Le racisme d'aujourd'hui est donc d'abord une logique étatique et non une passion populaire. Et cette logique d'Etat est soutenue au premier chef non par on ne sait quels groupes sociaux arriérés mais par une bonne partie de l'élite intellectuelle. Les dernières campagnes racistes ne sont pas du tout le fait de l'extrême-droite dite «populiste». Elles ont été conduites par une intelligentsia qui se revendique comme intelligentsia de gauche, républicaine et laïque. La discrimination n'est plus fondée sur des arguments sur les races supérieures et inférieures. Elle s'argumente au nom de la lutte contre le «communautarisme», de l'universalité de la loi et de l'égalité de tous les citoyens au regard de la loi et de l'égalité des sexes. Là encore, on ne s'embarrasse pas trop de contradictions; ces arguments sont le fait de gens qui font par ailleurs assez peu de cas de l'égalité et du féminisme. De fait, l'argumentation a surtout pour effet de créer l'amalgame requis pour identifier l'indésirable: ainsi l'amalgame entre migrant, immigré, arriéré, islamiste, machiste et terroriste. Le recours à l'universalité est en fait opéré au profit de son contraire: l'établissement d'un pouvoir étatique discrétionnaire de décider qui appartient ou n'appartient pas à la classe de ceux qui ont le droit d'être ici, le pouvoir, en bref, de conférer et de supprimer des identités. Ce pouvoir a son corrélat: le pouvoir d'obliger les individus à être à tout moment identifiables, à se tenir dans un espace de visibilité intégrale au regard de l'Etat. Il vaut la peine, de ce point de vue, de revenir sur la solution trouvée par le gouvernement au problème juridique posé par l'interdiction de la burqa. C'était, on l'a vu, difficile de faire une loi visant spécifiquement quelques centaines de personnes d'une religion déterminée. Le gouvernement a trouvé la solution: une loi portant interdiction en général de couvrir son visage dans l'espace public, une loi qui vise en même temps la femme porteuse du voile intégral et le manifestant porteur d'un masque ou d'un foulard. Le foulard devient ainsi l'emblème commun du musulman arriéré et de l'agitateur terroriste. Cette solution-là, adoptée, comme pas mal de mesures sur l'immigration, avec la bienveillante abstention de la «gauche», c'est la pensée «républicaine» qui en a donné la formule. Qu'on se souvienne des diatribes furieuses de novembre 2005 contre ces jeunes masqués et encapuchonnés qui agissaient nuitamment. Qu'on se souvienne aussi du point de départ de l'affaire Redeker, le professeur de philosophie menacé par une «fatwa» islamique. Le point de départ de la furieuse diatribe antimusulmane de Robert Redeker était... l'interdiction du string à Paris-Plage. Dans cette interdiction édictée par la mairie de Paris, il décelait une mesure de complaisance envers l'islamisme, envers une religion dont le potentiel de haine et de violence était déjà manifesté dans l'interdiction d'être nu en public. Les beaux discours sur la laïcité et l'universalité républicaine se ramènent en définitive à ce principe qu'il convient d'être entièrement visible dans l'espace public, qu'il soit pavé ou plage.
Je conclus: beaucoup d'énergie a été dépensée contre une certaine figure du racisme –celle qu'a incarnée le Front National– et une certaine idée de ce racisme comme expression des «petits blancs» représentant les couches arriérées de la société. Une bonne part de cette énergie a été récupérée pour construire la légitimité d'une nouvelle forme de racisme: racisme d'Etat et racisme intellectuel «de gauche». Il serait peut-être temps de réorienter la pensée et le combat contre une théorie et une pratique de stigmatisation, de précarisation et d'exclusion qui constituent aujourd'hui un racisme d'en-haut: une logique d'Etat et une passion de l'intelligentsia.
Jacques Rancière
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9/15/2010
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L'homme et le sacré...
Marx, dans Thèses sur Feuerbach, observait que : « C'est dans la pratique qu'il faut que l'homme prouve la vérité, c'est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps. La discussion sur la réalité ou l'irréalité d'une pensée qui s'isole de la pratique, est purement scolastique. » Nous voilà au fait. Savez-vous que si vous brûlez un billet de banque vous pouvez encourir la prison (de deux à cinq ans), tandis que si vous brûlez un Coran vous n’exercez que (avec une certaine outrance) votre liberté d’expression? Voilà du « concret », voilà du « pratique » qui en dit plus long que tous les commentaires politico-médiatiques du moment. Que bien des débats stériles faits pour amuser la galerie des éternels jobards. Car avec « l’équivalent général »* on ne transige pas. Chaque société a décidément le « sacré » qu’elle mérite !
*Général? Universel ? « La peau de grenouille verte, c'est le nom que je donne au dollar de papier. L'idée que s'en font les Indiens et les Blancs est bien ce qui les éloigne le plus les uns des autres. Mes grands-parents ont grandi dans un monde indien où l'argent n'existait pas. Juste avant le combat contre Custer (la bataille de Little Big Horn), les soldats blancs avaient touché leur paye. Leurs poches étaient pleines de billets verts et ils ne savaient pas où les dépenser. Quelles étaient leurs pensées dernières quand venait les frapper une balle ou une flèche des nôtres ? Je suppose qu'ils pensaient à ce argent inutile, qui ne leur permettrait plus d'avoir du bon temps, ou qu'ils se représentaient une bande de sauvages et d'abrutis faisant main basse sur leur paye bien méritée. Cela a dû les faire souffrir plus qu'une flèche plantée dans les côtes. Le combat corps à corps, avec autour mille chevaux caracolant et hennissant, avait recouvert le champ de bataille d'un immense nuage de poussière où les peaux de grenouille verte des soldats tourbillonnaient comme des flocons dans la tempête. Et que firent donc les Indiens de cet argent ? Ils le donnèrent à leurs enfants pour qu'ils s'amusent à plier de toutes sortes de manières ces bizarres morceaux de papier coloré, pour qu'ils en fassent des jouets, de petits chevaux, de petits bisons. Au moins cette fois l'argent servait à se distraire...» (Tahca Ushte, De Mémoire indienne)
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9/14/2010
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« Riposte laïque », Hi-han!

Thèse : « L’islam est le fer de lance et outil de la mondialisation pour casser les solidarités sociales et la République laïque. C’est l’outil anti-social du capitalisme. Aujourd’hui, le danger essentiel c’est l’islam. C’est-à-dire un projet politico-religieux hégémonique qui ne peut s’accomplir que dans un esprit de conquête.» (Pierre Cassen, Fondateur de Riposte laïque)
Antithèse: « Que de sagesses cachées dans ses longues oreilles et dans cette décision de dire toujours oui et jamais non ! N’a-t-il pas créé le monde à son image, bête au possible ?
- Et l’âne de répondre : Hi-han !
Que tu suives des chemins droits ou tortueux, peu t’importe ce qui nous semble droit ou tortueux, à nous autres hommes. Ta candeur est de ne pas savoir ce qu’est la candeur.
- Et l’âne de répondre : Hi-han !
Tu aimes les ânesses et les figues fraîches, tu ne dédaignes pas la bonne chère. Un chardon te ravigote quand tu as faim. Il y a là-dedans une sagesse divine.
- Et l’âne de répondre Hi-han ! » (Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra)
Synthèse : Que la gente asine, que je sais bonne et sagace, me pardonne cette comparaison douteuse...
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9/08/2010
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Libellés : LAICISME
La lapidation, une prescription musulmane?
L’extrême médiatisation du cas de la lapidation de l’Iranienne Sakineh annulée depuis par les autorités de son pays, mais constituant toujours le pain béni de la machine médiatique, invite à plusieurs réflexions.
Ne nous étalons pas sur les soubassements politiques qui se cachent derrière un certain humanisme à géométrie variable, si prompt à s’apitoyer sur une condamnation, incontestablement barbare, visant une femme accusée de complicité de meurtre sur son mari et d’adultère, tout en fermant les yeux sur des crimes de guerre, tout aussi barbares, commis dans l’impunité totale par un pays ami à l’encontre de populations civiles ou, pour rester dans le cœur du sujet, sur des cas similaires de lapidation exécutés notamment par des pays partenaires sur lesquels ne plane aucune déclaration de guerre.
Ne relançons même pas le vaste débat sur la peine de mort (prévue dans les textes de loi de près d’une centaine de pays) qu’elle soit par lapidation, par pendaison, par décapitation, par chaise électrique, par injection létale ou par n’importe quel procédé d’exécution des plus sophistiqués aux plus sommaires.
En revanche, examinons la portée de certaines condamnations de la lapidation qui passent de la dénonciation de cette sentence archaïque à l’attaque contre l’islam dont il serait la marque de fabrique. Questions: la lapidation est-elle le fruit de l’islam ou représente-elle un élément culturel ancestral émanant des sociétés patriarcales? Est-elle réellement dictée par le Texte coranique et par la Sunna et Tradition prophétique? Si oui, comment aller dans le sens d’un Effort (Ijtihad) pour abroger des pratiques cruelles qui constituent de nos jours une double violence autant envers la dignité humaine qu’envers l’image de l’islam?
Il faut remonter à la Grèce antique pour trouver les plus vieilles mentions de pratique de la lapidation qui désigne littéralement l’acte d’«attaquer à coups de pierres» généralement à la suite d’affaires de mœurs ou de sacrilège. Plusieurs références en témoignent que ce soit dans les poèmes homériques, chez l’historien Hérodote ou chez les auteurs tragiques. Ainsi «le père de l’histoire» rapporte la lapidation du traître Lycidès par les Athéniens après qu’il ait proposé un compromis avec les Perses lors des guerres médiques, de même que la lapidation des prisonniers phocéens lors de la bataille d’Alalia. De son côté, le tragédien Eschyle montre dans son «Agamemnon», un chef de chœur qui menace de lapidation pour cause de vengeance. Chez Sophocle, dans «L’Ajax», le chœur craint d’être lapidé par les Atrides, tandis qu’Œdipe se désole de n’être lapidé après avoir appris son mariage incestueux.
Dans son ouvrage «Les peines de mort en Grèce et à Rome», le professeur Eva Cantarella précise qu’à Rome, la lapidation rentrait dans le cadre de la vengeance mais était aussi une des formes d’exécution déléguées de la part des parents d’une victime contre son assassin. Sans exclure la lapidation pour des motifs politiques comme le prouve l’histoire des tribuns militaires lapidés par les armées de Sylla, ainsi que cela est relaté par Plutarque.
Courante dans tout le bassin méditerranéen et au-delà, la lapidation était en vigueur chez les Celtes, les Grecs, les Romains, les Egyptiens, les Abyssins, les Perses, les Hébreux... La lapidation est en effet prescrite par la Loi de l'Ancien Testament et apparaît comme une punition appliquée de manière collective.
La Mishnah, compilation écrite des lois orales juives, rapporte qu’il existait quatre supplices capitaux chez les Hébreux: le feu, la décapitation, l'étranglement et la lapidation. Celle-ci était particulièrement en usage à l’encontre des blasphémateurs, des idolâtres, profanateurs du Sabbat, homosexuels… Plusieurs cas de lapidation sont cités: Naboth, habitant de Jezréel, condamné après avoir été accusé à tort de blasphème ; Jézabel, reine d'Israël ; le prophète Jérémie, lapidé en Egypte… Sans oublier les premiers martyrs de la chrétienté dont Saint-Etienne évoqué dans le Nouveau Testament.
Qu’on se souvienne aussi de ce passage de l’Evangile lorsque des religieux juifs, scribes et pharisiens, exposèrent le cas d’une femme surprise dans l’adultère: «Dans la Loi, Moïse nous a prescrit de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu?» Alors, Jésus leur répondit: «Que celui d'entre vous qui n'a jamais péché lui jette la première pierre»… Ce passage d’une grande humanité marque une rupture avec la pratique de la lapidation, bien que celle-ci ait continué durant les premiers siècles de la chrétienté. Pour exemple, la lapidation en l’an 415 de la philosophe grecque Hypatie d’Alexandrie. Mais le bûcher n’en retrouve que plus de vigueur, prescrit dans l’Evangile de Jean, revêtant le même symbolisme «purifiant», visant les hérétiques, et étendu à tous ceux qui corrompent la loi sociale.
Nourri aux mêmes sources morales, l’islam considère l’adultère comme un péché grave et un crime sur le plan social. Dans le Coran, première source de la législation musulmane, il est dit explicitement à la sourate «Les Femmes»: «Quant à celles de vos femmes qui commettent une turpitude, faites témoigner contre elles quatre d'entre vous. S'ils sont témoins, alors confinez ces femmes aux maisons jusqu'à ce que la mort les achève, ou que Dieu leur ouvre une voie». Plus tard, selon le principe de l’abrogation, la sourate de La Lumière imposa comme sentence contre les deux pêcheurs «cent coups de lanière» chacun.
L’application de la loi impose des conditions draconiennes, nécessitant le témoignage de quatre témoins oculaires, constatant selon les écoles juridiques de l’Islam qu’un fil passé entre les corps des protagonistes au moment de l’adultère présumé rencontre un obstacle, avec des sanctions quasiéquivalentes en cas de faux témoignage formellement décrites dans le Coran.
Le texte fondateur de l’islam ne porte ainsi aucune prescription en faveur de la lapidation. Seuls des récits (Hâdiths) de la vie du Prophète dont ni l’interprétation ni l’authenticité ne font l’unanimité servent de légitimation aux adeptes de la lapidation qui s’obstinent à refuser toute dimension progressiste en phase avec notre époque, si ce n’est même avec les valeurs de l’islam.
En tant que musulmans, nous sommes effectivement en droit de nous demander si cette sentence impitoyable n’est pas en opposition avec les principes défendus aussi bien par le Coran que par la Sunna, relatifs aux valeurs du pardon, de la miséricorde, du respect de la vie et de la dignité, de l’ouverture à l’universalité…
Mouna Hachim
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9/07/2010
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Le « Grand Maghreb » d'Abdelkrim
« Depuis que Dieu nous a accordé la libération et nous a permis de nous réfugier auprès du grand roi Farouk, nous poursuivons nos efforts pour unir les opinions des dirigeants. Nous le faisons en vue de réaliser la coalition entre tous les partis du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie qui réclament l’indépendance et la constitution d’un seul front afin de poursuivre la lutte pour libérer nos pays du joug colonialiste.
Au moment où les peuples travaillent pour assurer leur avenir, les pays du Maghreb arabe étudient attentivement les moyens de recouvrer l’indépendance dont ils ont été spoliés et leur liberté perdue. Il est donc du devoir de tous les dirigeants maghrébins de s’unir. Tous les partis de l’indépendance doivent également se coaliser et s’aider. Seule cette méthode nous permettra d’atteindre la réalisation de nos buts et de nos aspirations. Les Etats colonialistes, malgré toute leur vanité, ont besoin d’appui et de coopération pour maintenir leur domination impérialiste.
A plus forte raison, nous autres avons besoin d’union. Nous méritons plus encore que justice soit faite et que les bases du colonialisme aveugle s’effondrent. Le colonialisme a été pour nous une calamité. Il a divisé nos opinions et a morcelé notre pays. Il a épuisé nos ressources et nous a entièrement subjugués. Il a dressé des obstacles pour nous écarter de la voie qui mène au progrès, et a tenté, par tous les moyens, de détruire l’ensemble de nos institutions sur lesquelles s’édifient la communauté arabo-islamique.
Je suis heureux d’annoncer que tous les partis maghrébins, dont j’ai consulté les chefs ou les représentants au Caire, ont marqué leur satisfaction à cet appel. J’ai obtenu leur assentiment pour la réalisation et l’expression de leur foi en son utilité pour l’accroissement de nos efforts et l’obtention de l’indépendance que nous souhaitons.
La période que nous avons employée à faire entendre cet appel a été pleine de fécondité et de bénédiction pour nos pays. Je me suis entendu avec les chefs et les représentants des partis, avec lesquels j’ai eu des contacts, pour former un Comité de libération du Maghreb arabe, groupant tous les partis de l’indépendance de la Tunisie, de l’Algérie et du Maroc. Son action s’inspirera des principes du pacte suivant :
1- Le Maghreb arabe doit son existence à l’islam. Il a vécu par l’islam et c’est selon l’islam qu’il continuera à se diriger au cours de son avenir.
2- Le Maghreb arabe fait indissolublement partie des pays arabes et sa collaboration avec la Ligue arabe est chose naturelle et nécessaire.
3- L’indépendance espérée pour le Maghreb arabe est une indépendance complète pour l’ensemble des trois pays qui le composent : la Tunisie, l’Algérie et le Maroc.
4- Aucun autre but ne sera poursuivi préalablement à l’indépendance.
5- Aucune négociation sur des points particuliers avec l’occupant colonialiste, tant que durera le régime actuel.
6- Pas de négociation avant l’indépendance.
7- Il appartient aux partis membres du Comité de libération du Maghreb arabe d’ouvrir des pourparlers avec les représentants des gouvernements français et espagnol, à la condition de tenir le Comité au courant, point par point, de l’évolution de ces pourparlers.
8- L’obtention, par l’un des trois pays de l’indépendance complète, ne dispensera pas le Comité du devoir de poursuivre la lutte pour la libération des autres.
Tel est le pacte que nous avons noué, qui inspirera notre conduite et dont les principes guideront notre action. Je lui ai donné mon agrément, avec mon frère M’hamed, de même qu’ont fait tous les chefs et tous les représentants des partis maghrébins dont les noms suivent :
- Le Vieux Destour (Tunisie)
- Le Néo-Destour (Tunisie)
- Le Parti du Peuple Algérien
- Parti Wahda (Maroc)
- Parti de la Réforme Nationale (Islah, Maroc)
- Parti Démocratique marocain (Choura)
- Istiqlal (Maroc)
Nous avons écrit à tous les autres partis pour leur demander leur accord définitif sur la constitution d’un Comité. Nous leur avons également demandé de ratifier le Pacte et de désigner officiellement leurs représentants.
Désormais, notre cause entre dans une phase décisive. Nous affronterons dorénavant les usurpateurs comme un seul bloc, se composant de vingt-cinq millions d’hommes rassemblés autour d’un programme et déployant leurs efforts vers un objectif unique : l’indépendance complète pour l’ensemble des pays du Maghreb arabe.
Nous nous emploierons à atteindre cet objectif, par tous les moyens, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur de nos pays, chaque fois que nous en trouverons la possibilité. Désormais, l’occupant colonialiste ne trouvera plus l’opportunité de contrecarrer notre résolution. Il ne sèmera plus de discorde entre nous, en exploitant la multiplicité des partis et les divergences d’opinion pour nous asservir et consolider ses positions dans nos pays.
Nous considérons que, dans nos trois pays, notre cause est une seule et même cause. Nous affronterons le colonialisme, solidement unis. Nous n’accepterons aucune solution ne réalisant pas notre indépendance complète et notre souveraineté totale.
Nous espérons cependant que les Français et les Espagnols feront droit à nos revendications, sans effusion de sang. Sans doute auront-ils compris, grâce à leurs expériences passées, que l’emploi de la force et de la violence pour continuer à asservir nos patries et imposer le silence à la voix que nous élevons pour réclamer la liberté et l’indépendance est maintenant inopérante, et qu’il vaut mieux, dans leur propre intérêt, se hâter de dénoncer les chaînes du colonialisme, grâce à une compréhension mutuelle, qui permettrait de prendre en considération les intérêts respectifs de chacune des deux parties.
Mais s’ils s’écartent de cette voie, ils seront, certes responsables des modifications que nous apporterons à notre ligne de conduite ; car nous ne serons pas longs, si nous désespérons d’obtenir notre liberté par la compréhension et la persuasion, à l’obtenir grâce au sacrifice de vies humaines.
En proclamant la constitution du Comité de libération du Maghreb arabe, j’adresse aux peuples du Maghreb mes félicitations, espérant que Dieu, le Très-Haut et le Tout-Puissant, les aidera dans leur lutte, affermira leur résolution et rendra durable leur union.
En adressant également mes félicitations et mes remerciements aux Etats et aux peuples arabes, pour l’aide qu’ils ont apporté à la cause de Maghreb arabe, je ne doute pas un instant qu’ils n’accueillent favorablement la constitution de ce Comité et qu’ils ne l’aident dans sa tâche.
Je me réjouis, pour terminer, de pouvoir féliciter nos frères, qui mènent le Djihad pour la Palestine-sœur, leur souhaitant la libération et les assurant de la collaboration de tous les pays maghrébins et de leur résolution de prendre toutes les dispositions pour participer à la délivrance de leur pays et pour la conservation de son unité et de son caractère arabe.»
(Abdelkrim Al-Khattabi, Le Caire 5 Janvier 1948)
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Le Bougnoulosophe
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9/05/2010
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Libellés : IDENTITE
Romophobie!
« Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s’étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j’en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir. L’admirable, c’est qu’ils excitaient la Haine des bourgeois, bien qu’inoffensifs comme des moutons. Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols. Et j’ai entendu de jolis mots à la Prudhomme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d’ordre. C’est la haine qu’on porte au Bédouin, à l’Hérétique, au Philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m’exaspère. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton... » (Gustave Flaubert lettre à George Sand)
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Le Bougnoulosophe
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9/03/2010
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Libellés : MANIERES DE FAIRE
L'Histoire commence à Sumer

Hommage au million de morts Irakiens tués sous l'occupation US!
Que doivent penser l'épique Gilgamesh et son copain Enkidou, le mal dégrossi, de ces gesticulations hollywoodiennes, eux qui ont inventé l'humanisme et lui qui a survécu au Déluge ? Que doit penser Hammourabi de ces violations du droit international, ce souverain, qui le premier a assujetti la force à la Loi ? Que doit penser Alexandre le Grand, mort à Babylone, de ces piètres soldats, dont la devise est à vaincre sans péril on triomphe sans gloire, de ces guerriers du nouveau monde, qui pratiquent comme personne le friendly fire et le massacre des civils. Que doit penser Sindbad le marin, voyageur impénitent, héros d'une Odyssée orientale, chasseur de Moby Dick avant l'heure, de cette Armada, de ces porte-avions, de ce saccage de sa bonne ville de Bassora ? Que doit penser Haroun El Rachid de ce Nabuchodonosor texan, qui ne vaut pas le prix d’une chaussure, et qui voulu devenir calife à la place du calife, c’est-à-dire à la place de papa ? Et que doit penser Abu Nuwas, qui n'avait pas besoin de Gay pride pour affirmer son homosexualité, de ces balourds ignares qui font voeu d'amener, à coup de Rangers dans la gueule, les Lumières démocratiques dans la ville de Bagdad, capitale des Abbassides ? Ô toi, Abraham, natif d'Ur, comment peux-tu laisser les évangélistes cathodiques délirer au nom de ton dieu ? Oui, l'histoire aime à bégayer. Les Mongols d'aujourd'hui, ne sont guère mieux que ceux d'hier, ils pratiquent simplement une barbarie techniquement équipée. Aujourd'hui ils sont armés de chars Abrams, d'hélicoptères Apache, de bombes à fragmentation, de missiles guidés GPS, d'avions furtifs, de drones et d'un discours humaniste aux senteurs écœurante de naphte... Avoir été est une condition pour être. Il y a 5.000 ans, ici, apparut la civilisation. Ici l'on inventa la culture céréalière, la charrue, la roue du potier, la navigation à voile, le métier à tisser, l'abstraction mathématique, l'observation des astres, le calendrier, l'écriture... et bien d'autres choses encore. Ô Mésopotamie, pays d'entre les deux fleuves, as-tu mérité ça ? Ce châtiment infligé, ironie de l'Histoire, par les inventeurs de Disneyland et de Hollywood. Ô citoyen irakien, du haut de ta ziggourat, du haut de ta perspective historique ne vois-tu rien venir ? Demain Persépolis ?
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Le Bougnoulosophe
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9/01/2010
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