Petit traité de savoir-vivre iranien à l'usage des Français

Pour vous changer des manières de faire du bonimenteur bling-bling qui pérore à l’Elysée, messieurs les Français (1), mythomanes et amnésiques, demandez-vous de qui est ce portrait ? « Depuis qu’il a accédé à la présidence, il a refusé de porter un costume, de changer de domicile (qu’il avait hérité de son père) et de modifier sa rhétorique contre ceux qu’il accuse de trahir la nation. » Aussi vous seriez bien inspirés en nettoyant vos écuries d’Augias qui dégagent une bien drôle d’odeur at home...

Pour ce qui est des journalistes français, plus larbins les uns que les autres, dont toute l’Europe se gausse, qu’ils en prennent de la graine, être mal payé n’explique pas tout… : « Les journalistes iraniens arrivent à informer la population, malgré un salaire de misère, malgré des journaux qui se ferment, malgré le fait qu’il y ait une censure, ou plutôt une autocensure,. Celle-ci prédomine car pour les journalistes, il est important de préserver le journal de la fermeture, de ne pas finir en prison. Mais il y a une possibilité de dire les choses, entre les lignes. » Et entre les lignes de la presse française que lit-on ? La lâcheté, la peur et la fatuité qui se payent de mots...

Concernant la démocratie, que ses théologiens, qui, on le sait depuis Rancière, la haïssent en réalité, résolvent cet étrange paradoxe : « S’il est jugé légitime de critiquer l’élection iranienne et ses magouilles, les troubles qui en résultent et les manipulation d’Ahmadinejad, n’est-il pas alors tout aussi légitime pour les autres de critiquer fondamentalement un système qui affirme avec tant de hauteur sa supériorité et qui n’est pas capable d’attirer plus d’un tiers de ses citoyens pour renouveler le Parlement européen, dans une caricature honteuse de démocratie transnationale où les volontés populaires sont absolument ignorées?» Mais ici on ne résout rien, on fuit, la myopie est donc de rigueur...

Quant à la question des mouvements sociaux, mais où se passent donc ces faits ? Dans quel pays règne-t-il tant de bonheur ? Dans quel régime gère-t-on aussi bien la street politics ? « Au 21 novembre 2005, 9 071 véhicules ont été brûlés, durant ces troubles, qui ont mobilisé plus de 11 000 policiers à leur pic, 2 921 fauteurs de troubles présumés ont été interpellés, dont un gros tiers de mineurs, selon des sources policières. 126 policiers et gendarmes ont été blessés durant ces affrontements. Au total, environ 600 personnes ont été écrouées, dont un peu plus d'une centaine de mineurs…. » Je vous le donne en mille, au pays des droits de l'Homme, comme de bien entendu...

(1) Pour le Français moyen, l’Iran est une dictature, un régime de liberté surveillée où la femme n’est pas l’égal de l’homme, la torture existe encore et les prisons fourmillent de détenus politiques etc...

1 commentaires:

dominique a dit…

Te rend pas malade Bo.
(et juste un conseil, rapport aux féministes, rajoute Messieurs et Mesdames les Français(es))
Hu hu.